mardi 21 mars 2017

Chapitre Un: un sanctuaire secret


Ces 54 quatrains parlent d'un sanctuaire secret au centre de nous, cet état de conscience profonde où est la porte du Royaume dont le Christ parlait.


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1.27

Un sanctuaire secret au milieu du temple,
Garde enfoui un feu blanc qui brûle jusqu'au ciel.
Il arrache à la mort ceux qui le contemplent,
Offrant aux cœurs transis sa chaleur essentielle.

1.28

Par lui on comprend tout les subtiles arcanes,
Sans rite ni magie par son seul pouvoir.
A l'aveugle ce feu lui fait jeter sa cane,
Car malgré ses yeux froids à nouveau il peut voir.

1.29

Il faut sept degrés pour en franchir le pas,
Mais vous commencerez par celui le plus haut
Et la porte franchie au chœur on n'entre pas
Sans offrir sa vie gratis pro déo.

1.30

Mais d'où vient notre vie ? Et où nous conduit-elle ?
Est-elle le résultat de forces imbéciles
Surprises à délirer ? Miracle accidentel
Qui vient à l'être humain après l'humble bacille.

1.31

Voyez la vérité plus simple et si parfaite:
Il y a Dieu partout et son temple est en nous.
Lorsqu'on l'a rencontré la vie nous devient fête
Et relevés enfin nous tombons à genoux !

1.32

Le seigneur n'a jamais fait la vie car alors
Qui créa le seigneur ? La vie ne créa pas
Dieu l'un et l'autre sont pareils je vous implore
De comprendre cela avant votre trépas.

1.33

Car alors vous saurez dès lors que vous vivez,
Qu'on trouve le Seigneur où se trouve la vie.
En partant du bon point vous pourrez arriver,
Car pour trouver le chœur il faut voir le parvis.

1.34

La vie est dans la fleur elle est sur votre nez,
Mais bien plus proche encore ! Souvenez-vous des mots,
Qu’en son temps dit Jésus qu'il nous a asséné
Et que l'on comprenait aux âges baptismaux.
1.35

On ne peux pas dire le Saint-Nom du Seigneur,
Il se dit lui-même, notre vie tient par lui.
Mais il nous faut cesser de croire au guerroyeur,
D'écouter le boucan qu'il fait quand il détruit.

1.36

Le chant de Vérité compose le fil d'or.
Trouvez-le tenez-le restez sur le chemin.
Vous serez éveillés dans un monde qui dort
Et du Seigneur enfin vous garderez la main.

1.37

Il ne refuse pas à ceux qui s'abandonnent,
Le secours de son Nom et sa consolation.
Si vous le connaissez sans arrêt il vous donne
L'oubli des vanités de leur désolation.

1.38

L'écrire on ne le peut le Nom du Créateur,
Grand comme l'infini plus petit que l'atome.
Aucun script dévot aucun blasphémateur
Ne le rencontrera dans les versets des psaumes.

1.39

Son divin lumineux Musique de la vie,
Sans lui rien ne tiendrait ni le ciel ni la terre.
Le désir le plus grand la soif il assouvit
Chez l'ermite dévot chez la femme adultère.

1.40

Jamais Il ne punit jamais ne récompense.
Si vous êtes avec Lui hors du karma restez.
Mais si vous l'oubliez vous saurez l'influence
De cette inconscience qu'il faut s'en acquitter.

1.41

Nous ne pouvons pas voir l'air que nous respirons,
« Normal pour un gaz » et nous avons tout dit.
Qu'il nous manque pourtant et le corps se corrompt.
Son Essence trouvée nous mène au samadhi.

1.42

Par la vision de chaire on ne verra pas Dieu.
Il existe pourtant retournez le regard.
Vous oubliez l’ego il crie se fait odieux,
Mais soyez-en certains dans la paix il s'égare.

1.43

Assaillis de désirs nous allons dans le monde.
Voulant les assouvir nous courons aux plaisirs.
Mais les plaisirs brûlés reste une cendre immonde,
Qui nous fait voir la mort venue pour nous saisir.
1.44

Il nous faut tant d'argent il en faut toujours plus,
Pour payer des plaisirs qui aussitôt connus
Nous laissent à cette faim qui grandit toujours plus.
Avec elle le malheur commencé continue.

1.45

Frustration de celui qui n'a pas tout l'argent
Nécessaire à sa faim, mais celui là au moins,
Se dira: « Le malheur c'est le manque d'argent »
Mais celui qui a tout de quoi a-t-il besoin?

1.46

La boite de Pandore devrait rester fermée.
En Vérité je dis que l'assouvissement
Sur nos âmes viendra aux désirs sublimés.
La peine cessera et l'asservissement.

1.47

Tout l'univers n'est fait que de l'essence de tout,
Des choses petites comme des choses grandes
Et l'éclat blanc de sa Lumière est partout,
A cette évidence il faut bien que je me rende.

1.48

Le passé disparu, le futur à venir,
Il ne nous reste plus que cet instant présent
Et le besoin de lui, pour lui appartenir
Afin de recevoir un bonheur suffisant.

1.49

L'espace est plein de lui et le temps mêmement,
N'est fait que de l'instant, de sa paix lumineuse.
Le temps n'existe pas, croyez-moi on vous ment,
Vous berçant d'illusion, erreur vertigineuse.

1.50

En nous est une paix lumineuse et parfaite,
Comme une sphère d'or sur laquelle est posé
Le voile enténébré d'amours insatisfaites.
Notre âme, alors, ne peut jamais s'y reposer.

1.51

Se mélangent, en nos cœurs, le passé, le futur,
Les doutes que l'on a et les craintes aussi.
Nous subissons, alors, la grande dictature
Du faux-égo, en nous, de sa suprématie.

1.52

Tandis que nous pleurons des larmes d'amertume,
En regardant ce que nous sommes devenus,
N'espérant plus, alors, que des bonheurs posthumes,
Nous oublions pourquoi nous sommes ici venus.

1.53

Tant de peine en surplus, tant de larmes versées,
Comme un enfant qui pleure sans bien savoir pourquoi,
Malgré tout ce bonheur, par la vie dispensée,
Et ce Seigneur aimant qui, en nous, se tient coi.

1.54

Mais qu'importe le temps, seul compte le présent.
S'il faut recommencer à se tourner vers lui,
Comme le nouveau-né, comme l'agonisant,
Alors recommençons à nous tourner vers lui !




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